Dans une déclaration, le mouvement estime que cette initiative constitue une avancée majeure dans la prise de conscience nationale face à la dérive autoritaire du régime en place.

Selon Sauvons la RDC, la naissance de la C64 vient confirmer la justesse du combat qu’il mène depuis près d’une année, à savoir que l’application de l’article 64 de la Constitution est devenue « une exigence existentielle pour la Nation » et « l’ultime voie de salut pour la République ».

Le mouvement se réjouit ainsi de voir une large frange de l’opposition rejoindre enfin cette position qu’il défend depuis plusieurs mois, face à ce qu’il qualifie de « gouvernance de prédation, d’arbitraire et de destruction progressive de l’État de droit ».

Pour la plateforme citoyenne, le combat engagé par la C64 contre toute tentative de modification de la Constitution, contre le projet de prolongation du mandat actuel au-delà de 2028 et contre l’ouverture d’un troisième mandat consécutif de Félix Tshisekedi, est certes « noble, légitime et nécessaire », mais demeure insuffisant.

« Le mal est profond. Il ne saurait être combattu par des demi-mesures », martèle le mouvement dans sa déclaration.

Sauvons la RDC estime en effet que les velléités de révision constitutionnelle ne sont que « les symptômes visibles d’un cancer politique plus vaste », caractérisé par la tyrannie, la confiscation des libertés, la mauvaise gouvernance et la volonté de perpétuation au pouvoir.

Le mouvement appelle dès lors le peuple congolais à « se lever, se mobiliser et faire bloc », afin d’engager ce qu’il considère comme « la seule lutte capable de garantir un avenir de paix, de grandeur, de dignité et de prospérité» au pays.

Pour la plateforme, l’urgence nationale ne se limite plus à empêcher une réforme constitutionnelle, mais consiste désormais à « mettre un terme définitif à la dictature ainsi qu’à toute tentative de sa perpétuation ».

« Voilà la véritable urgence nationale », conclut la déclaration signée le 20 mai 2026, par le Coordinateur du Secrétariat technique du Mouvement, Me Moise Nyarugabo au nom des membres fondateurs.

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